Assis dans la voiture. Je regarde les immeubles deffiler devant mes yeux. Je suis a New-York. Grande ville des Etats-Unis. Mon père à côté de moi sautille comme un fou à chaque gratte-ciel qu'il apperçois. Et sachant que nous sommes dans une ville dont la majorité des bâtiments sont des grands immeubles, il ne s'arrête pas de sauter sur son siége.
_ Regarde on est à Broadway, tu te rends compte ? Et ici, Walt Street Center .. C'est merveilleux tu ne trouves pas ? Regarde ...Je tourne ma tête vers la fenêtre pour observer un instant le grand immeuble que mon père me montre. Il n'a rien d'exceptionnel. Il resemble totalement aux autres. Je replonge donc mon regard sur mes mains fines pendant que mon père continue sa visite guider. Je ne me suis pas présenté. Je m'appele Calileo, mais tout le monde m'appelle Cali. Mon père vient d'être muter ici à New York et comme vous pouvez le constater, il est très enthousiasmé à l'idée de vivre ici. Moi ? Quel effet ça me fait de me retrouver en Amérique ? Rien. Je suis totalement insensible au charme de cette ville. A vrai dire, je m'en fou complétement. On aurait pu m'envoyer en Antartique que je n'aurai pas vu la difference.
_ Cali cesse donc de regarder tes mains et regarde plutôt la rue .. On est bientôt arrivé !Il me secoue doucement l'épaule pour que je reléve la tête. Son sourire s'élargit de plus en plus pendant qu'il parcourt la rue des yeux à la recherche de notre nouvelle maison. Je ne peux pas m'empêcher de lui rendre son sourire. Mon père a toujours eut le don de me remonter le moral. Il est optimiste à fond. Toujours là pour moi. Pour moi, son fils. Moi qui vais bientôt mourir.
Oui, vous avez bien entendu ! Je ne suis pas en train de faire une blague quelconque. Je me contente seulement d'énoncer les faits. Je suis malade. Une maladie rare et génétique. Je suis Drépanocytosien. Ce qui signifie que j'ai la Drépanocytose. Qu'est-ce que c'est que ça, vous vous dites surement ? Et bien, c'est une maladie que l'on découvre généralement chez les enfants à l'age de six mois. Elle ne touche qu'une petite partie de la population et évidement, il a fallu que ça tombe sur moi... Qu'est-ce qu'elle fait, vous allez me demander ? Et bien, elle provoque des crises de douleur intense et brutale dans les mains, les pieds, les hanches, et l'abdomen. Je ne pése que 40 kg car il met interdit de prendre du poids. Je ne peux pas faire de sports, je ne dois pas m'enrhumer et je ne suis pas autorisé à sortir lorsqu'il fait trop froid. Voilà à quoi se résume ma vie courte et inutile. Notre médecin m'a annoncer il y a quelque mois que je n'atteindrais pas les dix-huit ans. J'en ai seize à ce jour.
Mon père gare enfin la voiture. Il tourne la clef, ouvre la portiére et sort. Je passe une écharpe autour de mon cou, enfile une veste et sort de la voiture. La rue est ensoleillée. Notre maison se dresse sur un petit terrain plat. En réalité, il s'agit d'un lottisement puisqu'une vintaine de maisons s'entassent les unes aprés les autres. Mon père attrape les clef dans sa poche et me tend la main. Je lui prend et il m'emmene vers la maison. Tout doucement, comme un enfant qui s'apprête à ouvrir ses cadeaux de noël, il passe la petite clef dans la serrure et ouvre la porte.
_ Waou Cali, tu as vu .. C'est merveilleux!
_ Oui.... Je jette un coup d'oeil rapide à la pièce. Une petitecuisine se dresse dans un coin prêt de laquel se tient notre canapé que les déménageurs ont surement livré et installé ce matin. En face, il y a la télé et à côté une table en bois. Dans le fond de la pièce, deux petits escaliers nous attendent.
_ Il y en a un qui méne à ma chambre et un à la tienne .. Ca te plait ?J'hausse les épaules et continue d'observer la pièce. Mon père se remet alors à parler de cette " petit maison " qu'il juge magnifique comme si j'avais éprouvé un enthousiasme grandissant. Moi je la trouve mignionne, mais trop petite. Elle ne vaut pas celle que j'avais à Berlin. Mon père resort, et rerentre bientôt les bras chargés de cartons. Je l'aide à en porter quelque un à l'étage. Puis, je le laisse terminer et pars m'enfermer dans ma chambre. Je prend mon téléphone portable posé sur la table de nuit prêt du lit, collé contre le mur et compose le numéro de mon meilleur ami.
_ * Allo
_ Kimmy ! C'est moi
_ Cali ! Ca va ? Alors c'est comment New York .. Raconte, je veux tout savoir !
_ Bof ! C'est grand, avec plein d'immeubles...
_ Et ta maison, elle est comment ?
_ Petite ... Mais jolie
_ Tu vas bien ? s'alarme t-il
_ Oui oui .. Je t'appelais juste pour te dire que j'étais bien arrivé .. Et que tu me manquais...
_ T'inquiéte pas. Dans deux mois je te rejoind. Tu ne seras pas seul très longtemps
_ Tu me rejoinds Peut-être dans deux mois
_ Rooh !! Tu doutes vraiment que je puisse obtenir cette bourse que je mérite tellement ?
_Je ne sais pas
_ Aie confiance en moi Calinou .. Aie confiance !
_ Ouais ouais c'est ça
_ Bon. Je te rappelerai plus tard parce que je dois aller à mon entrainement de boxe.
_ D'accord !
_ Tu crois que tu vas pouvoir survivre tout seul avec ton père ?
_ Je me débrouillerai
_ Ok ! Bisous mon ptit Chou .. Je t'aime fort
_ Moi aussi Kimmy ! Moi aussiJe raccroche et lançe le téléphone à travers la pièce. Il part s'écraser contre le mur et s'explose en plusieurs morceaux.
_ Cali .. C'était quoi, cri mon père d'en bas
_ Rien .. Juste le téléphone !
_ Encore ?
_ On s'en fou .. Il est sous garanti ! Ils m'en redonneront un autreOui ! Aprés tout, ils sont là pour ça non ? Me fournir des nouveaux téléphones pour mes petits crises de nerfs passagéres. Oui, ca m'arrive souvent en faite. Quasiment à chaque fois que j'appele Kimmy, je lançe mon téléphone contre le mur ensuite. Pourquoi ? Je ne sais pas exactement. Peut-être parce que de cette maniére, je n'ai pas à m'ennerver contre mon meilleur ami qui ne me rejoindra que dans deux mois. Je range quelque affaires dans ma chambre avant de descendre dîner avec mon père.
_ Comment va Kimmy ? me demande t-il
_ Bien
_ Il est toujours aussi doué en Boxe ?
_ On l'a vu y a une semaine Papa .. tu crois qu'il est devenu nul en si peu de temps ?
_ Non, je disais ça comme ça ! Puisque tu n'as pas l'air de vouloir me parler .Je pose ma fourchette et me léve.
_ Je vais me coucher
_ Tu n'as rien manger
_ J'ai pas faim
_ Calileo ! Mange
_ Non .. Je dois me lever tôt demain. Bonne nuitJe pars presque en courant m'enfermer dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit, me glisse sous les couvertures et contemple le plafond. Mon ventre fait quelque petit gargouillis, me rappelant que j'aurais peut-être du rester à table. Je soupire puis me dit que j'irai chercher quelque chose à manger plus tard. J'eteind donc la lumiére et m'endors.
*
Une douce sonnerie me tire lentement du sommeil. J'ouvre les yeux et regarde l'heure qu'il est : 6h ! Avec un décalage de 12h avec Berlin .. Je suis creuvé. Je me rendors alors.
Une sonnerie violente retentit dans tout la chambre. Je pousse un cri résigné et envoie le reveil valser à travers la pièce. Lorsque je l'entend s'éteindre, et que je comprend que j'ai encore une fois cassé mon reveil, je me decide à me lever. Je me lave, m'habille d'un tee-shirt gris par dessus lequel je met un gilet noir et mon écharpe, plus un jeans et mes converses. Je m'attache les cheveux après les avoir soigneusement lissés et descend prendre mon petit déjeuné.
Mon père n'est pas là et j'ai donc tout le loisir de me service autant de nourriture que je le veux. Sans toute fois en prendre trop, au risque de me déclancher une crise. Je mange trois pains au chocolat, un croissant et un bol de céréales avec du lait avant d'enfiler mon manteau, de prendre mon sac de cour et de sortir de chez moi. Il est 7h du matin, il fait un froid glaciale en se début du mois de decembre. C'est ma premiére journée de cour. Je me dirige lentement vers l'arrêt de bus, qui se trouve à cent métres de chez moi. Un petit nombre d'éléves attendent tout comme moi. Je vois deux garçons rigoler à quelque centimétres de moi. Mon regard se porte sur eux. L'un est blond avec des dreadlocks, tandis que l'autre est brun, les cheveux lisses et noir. Ils font tous les deux la même taille et ont les mêmes yeux. Au bout de quelques minutes l'un d'eux, le brun, s'avance vers moi.
_ Bonjour. Tu es nouveau ici non ? Je ne t'ai jamais vuJe distingue un accent Allemand dans sa voix. J'ouvre alors de grand yeux et lui repond dans ma langue
_ Je suis nouveau oui. Je suis arrivé hier !Son visage s'éclaire et un sourire apparait lorsqu'il m'entend lui parler Allemand, il appele l'autre garçon ( Tom ? ) qui vient tout de suite vers moi.
_ Tom, il parle Allemand
_ C'est vrai ? me demande le dénommer Tom en Anglais
_ YaLes deux garçons me sourient alors tous les deux.
_ Tu viens d'où ? me demande Tom
_ De Berlin
_ Nous de Magdebourg
_ Vous êtes frères ?
_ Oui, dit Tom. Bill est mon jumeauJe me contente de sourire. Les deux jumeaux commençent alors à me poser des questions. Je répond par de simple affirmation. Ils sont gentils. Mais je ne suis pas du genre à beaucoup parler. Le bus arrive alors. J'entre à l'interieur et m'assois seul sur un siége. Bill vient alors à côté de moi pendant que Tom par au fond. Je me tourne vers Bill
_ Eux .. Ca te déranges si je ne te parle pas ?Il parait un peu surpris.
_ Tu ne veux pas me parler ? me demande t-il
_ Je n'aime pas parlerJe passe alors mes écouteurs sur mes oreilles et presse le bouton " One " de l'appareil. Bill continue alors à m'observer du coin de l'oeil jusqu'au lycée. Lorsque nous arrivons enfin et que je descend, une fille blonde se precipite sur Bill comme un boulé de canon. Elle lui saute dans les bras et commence à l'embrasser fortement sur la joue.
_ Bonjour mon Billou comment ça va ? Tu m'as manqué tu sais ! Pourquoi tu t'es pas connecté hier soir sur Msn ? J'avais envie de te parler moi. Oh et tu as bien dormi ? Pas trop fatigué ? Dis je voulais te demander pour l'exo de maths...J'essaye de passer sur les côtés mais Bill et son amie folle à lier me bloquent le passage. La jeune fille continue à crier des phrases les unes aprés les autres. Tom sort alors du bus et elle se jette dans ses bras et recommence le même manége. Carrément dingue celle-là ! J'essaye de m'éloigner d'eux. Je ne veux pas vraiment me mêler à un groupe. Je préfére attendre Kimmy. Mais Tom n'est pas de cet avis. Il m'attrape par le bras et me tire devant lui.
_ Et je vous presente .. Euh .. Comment tu t'appelles au fait ?
_ Calileo
_ Cali-les-quoi ?
_ Calileo ... C.A.L.I.L.E.O, épelais-je en colére.Il me lâche alors le bras et commence alors un monologue sur le fait que je sois tout seul et sans amis --'' ! Charmant garçon.
_ Bon tu restes avec nous Ca .. Euh
_ Appelle moi Cali ou .. comme tu veux !
_ Appelons-le " Petit Ange " puisqu'il resemble à un ange.Je me retourne brusquement pour faire face à un garçon brun aux yeux marron qui se tient devant moi. Il me regarde en souriant. C'est lui qui a prononcé la derniére phrase.
_ Bon alors " Petit Ange " .. Tu viens de Berlin c'est ça ?
_ Euh .. ouiJe continue à observer ce garçon qui se tient devant moi.
_ Je m'appele Liam, je suis le frère de .. Chloé ! La fille qui a sauté sur BillIl se penche vers moi et m'embrasse sur la joue. Je me sens rougir et essaye alors de me cacher derriére mon écharpe.
_ Bon on rentre, dit Tom
_ Oui, repond Liam. Je dois parler à Zoé pour fixer un rendez-vous .. J'ai un RDV avec Alizée dans les toilettes à 10h et à 15h avec Mandy .. La journée risque d'être épuisante !Tom et Liam partent alors dans une longue discution sur les filles. Bras dessus, bras dessous, il se dirige vers l'entré du bâtiment. Bill se tourne alors vers moi.
_ Bon, on y va ?
_ Ben ... Je vais rester un peu dehors si ça ne vous derange pas ?
_ Tu es sur ?
_ Oui oui .. Enfin je ...Je m'arrête soudain de parler. Je prend soudain conscience de quelque chose. J'ai oublié mes gants. Le froid me géle les mains et je sens une douleur aigu me transpercer l'abdomen. Dans un cri de douleur, je m'effondre sur le sol au milieu de tout ces visages qui me regardent sans comprendre.
___________
Voilà pour ce premier chapitre. Dites moi vos impressions, je veux tout savoir.!Oui, vraiment tout :D Plein de Bisous. Et merci à ceux qui lisent!